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Récolte du Maïs à Bonneuil-en-France, en bordure de l’aéroport du Bourget, octobre 2017.

Labour à cheval réalisé par l’association Clinamen en vue de planter de la vigne en 2016, Université de Paris 13 Villetaneuse, Avril 2015.

Préparation du sol avant semis de Mizuna sur le toit du Fashion Center d’Aubervillers par la société TOPAGER, mai 2017

Troupeau de l’Association Clinamen en transhumance à La Courneuve, juillet 2017.

Val d’Albian, Jouy-en-Josas, Avril 2015.

Exploitation horticole à Cormeilles-en-Parisis, octobre 2017.

Yann, étudiant en 3ème année à l’Ecole Nationale Supérieur de Paysage de Versailles, arrose sa parcelle, avril 2017.

Jardins biologiques d’insertion, Association Aurore, Cité basse à Sevran, juin 2016.

Cristiana Vandame, ouvre la terre pour les semences de lin, culture de rotation du blé bio, Villiers-le-Bâcle, mars 2017.

Cristiana Vandame au volant du tracteur, Villiers-le-Bâcle, mars 2017.

Potager sur le toit de l’AgroParisTech, juillet 2017.

Semis sur la parcelle Coréenne du Potager du roi, Versailles, avril 2017.

Le Grand Carré, le Potager du roi, Versailles, avril 2017.

Jardins familiaux de Pantin-Aubervilliers, Monsieur Mami et son fils brûle des déchets verts avant l’hiver, Cité des Courtillières, Pantin, novembre 2016.

Jour de tonte des moutons de l’Association Clinamen, Saint-Denis, avril 2016.

Terrains de l’exploitation Kersanté et bâtiment des Archives Nationales, Stains, janvier 2016.

Bureau de René Kersanté, Stains, janvier 2016.

Terrains de l’exploitation Kersanté et bâtiment des Archives Nationales, Stains, janvier 2016.

Vue sur les champs de bords de Seine de l’EARL Guehennec. Au fond entre les arbres, les tours de la Défense, Le Mesnil-le-Roi, avril 2015.

Palaiseau, Plateau de Saclay, novembre 2015.

Chemin des Champs-Pirouys, Montesson, juillet 2015.

Champs de salades de l’exploitation Légumes Français, Montesson, octobre 2016.

Habitants de Sartrouville cultivant une parcelle en location et bientôt expropriés, Sartrouville, mai 2015.

Visite des exploitations lors de la fête de la salade nouvelle, organisée par l’association Plaine d’Avenir 78, Plaine de Montesson, avril 2017

Courges du Jardin biologique d’insertion, Association Aurore, Cité basse à Sevran, décembre 2015.

Jardins semi-professionnel à Argenteuil, octobre 2017.

Totem contre le métro Grand Paris Express, Saint-Aubin, Plateau de Saclay, avril 2016.

Les Murs à pêches de Montreuil, jardin Geneviève et Patrick, juin 2016.

Sevran, juin 2016.

Jardins biologiques d’insertion, Association Aurore, Cité basse à Sevran, juin 2016.

Culture de fraises en containers par la société Agricool, Paris, octobre 2017.

Jardins biologiques d’insertion, Association Aurore, Cité basse à Sevran, juin 2016.

Jardins biologiques d’insertion, Association Aurore, Cité basse à Sevran, juin 2016.

Grains de blé lors du semi à Bonneuil-en-France, octobre 2017.

Terrains de l’INRA, Plateau de Saclay, Saint-Aubin, avril 2016.

Jour de cueillette à la Ferme de Viltain, Jouy-en-Josas, octobre 2016.

Jour de cueillette à la Ferme de Viltain, Jouy-en-Josas, octobre 2016.

Potager sur le toit de l’AgroParisTech, juillet 2017.

Troupeau de l’Association Clinamen en transhumance à La Courneuve, juillet 2017.

Panneau d’information historique sur la politique urbaine de Cormeilles-en-Parisis, octobre 2017.

Récolte annuelle de pomme de terre par les adhérants de l’AMAP Les Jardins de Céres, Villiers-le-Bacle, septembre 2017.

Culture de champignons par la société Cycloponics dans un parking Porte de la Chapelle, Paris, octobre 2017.

Récoltes des dernières courgettes, jardins semi-professionnel à Argenteuil, octobre 2017.

Promeneurs, chasseurs et amateurs de modélisme à proximité de l’Abbaye Saint-Louis du Temple, Vauhallan, Plateau de Saclay, novembre 2015.

Jardin familial, Parc des Lilas, Vitry-sur-Seine, avril 2015.

Vignes d’Argenteuil, octobre 2017.

Le principe de ruralité

Photographies d’objets, de gestes et de paysages
agricoles dans la métropole parisienne.

Avec le soutien à la photographie documentaire contemporaine du
Centre national des arts plastiques (CNAP).

en collaboration avec
UMR AUSser (Architecture Urbanistique Société : savoirs, enseignement et recherche), CNRS, ENSA Paris-Belleville.

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Dans la continuité de mes recherches sur les relations entre les éléments naturels et les formes d’occupation humaine de l’espace et plus généralement sur les relations ville-nature, Le principe de ruralité ambitionne de documenter les formes de la ruralité contemporaine induites par la persistance ou les nouvelles formes de production agricole dans l’agglomération parisienne.

La métropole du Grand Paris, comme toutes les mégalopoles mondiales, devra intégrer dans ses réflexions la lourde question de l’alimentation de ses 12 millions d’habitants ; l’enjeu étant notamment la prise en compte des impératifs imposés par la situation écologique ainsi que des évolutions des modes de vie des urbains contemporains : désir d’accès a la propriété, envie de « nature », besoin de mobilité ou de confort numérique, nécessité de l’accès aux services publics, évolution des modes de consommation, etc.

Relever ce défi implique d’envisager une « hybridation consciente entre ville et agriculture, en développant en d’autres termes les moyens d’un urbanisme agricole » (Rémi Janin, La ville agricole, Openfield, 2017) dont un des enjeux serait le raccourcissement des circuits entre production et consommation. Cela implique donc notamment de modifier l’organisation des modes de production par la conversion d’une partie de l’agriculture céréalière (encore très présente aux limites de la « tâche urbaine », et ce parfois sans interface avec les zones bâties) vers de la production maraîchère, par la multiplication des zones de productions collectives, participatives ou solidaires, par l’augmentation des potagers privés ou partagés, ou encore par l’éclosion de projets technologiques innovants intra-muros.

Le principe de ruralité documente depuis 2015 ces bouleversements spatiaux à l’œuvre, l’avènement de ces nouvelles sociabilités, l’apparition (ou la réapparition) de métiers qui génèrent chez les grands Parisiens des rapports inédits à la terre, aux aliments et font émerger de nouveaux paysages. Site après site, il s’agit pour moi de visiter toutes les formes d’unité de production (intensive, familiale, associative, expérimentale, solidaire ou d’insertion) afin de montrer les espaces et les manières de produire, de distribuer ou de consommer issues de ces évolutions.

L’expérience du terrain me montre que nos représentations séculaires de la ruralité sont, au contact de la ville, bousculées par la transposition des scènes de vie agricole dans un décor urbain, par la présence de formes et d’objets présents dans les epsaces de production généralement attribués à la ville ou par les apparences vestimentaires des exploitants, par exemple. Il me faut donc jouer avec ces codes afin de proposer des images capables de montrer les spécificités de ces nouveaux rapports ville-nature.

Ce travail passe par le production d’images de paysages pouvant renseigner sur la nature des interpénétrations entre espaces bâtis et espaces de production, d’images d’objets renvoyant tantôt à une idée séculaire de la ruralité, tantôt à l’hybridation ou à la récupération des formes issues du monde urbain, ou d’images de gestes témoignant d’un rapport physique à la terre autant que d’une technicité habituellement attribuée au monde urbain.

MÉTHODE
Pour appréhender ce vaste territoire de l’agglomération parisienne (du centre de Paris aux confins de la « tâche urbaine ») aux enjeux multiples dans lequel s’inscrivent les zones de production, j’ai délimité (avec l’Unité mixte de recherche du CNRS AUsser) 4 fenêtres d’études de 5 x 10 km parcourables à pied. Ces fenêtres, situées dans la 2e couronne parisienne, ont été choisies pour leur spécificité agricole (zone 1-Montesson pour sa production maraichère essentiellement tournée vers la salade), leurs enjeux d’aménagement (zone 2-Gonesse-Sevran / projet Europacity, zone 4-plateau de Saclay / projet Paris-Saclay) ou pour la variété de leur maillage spatial (zone 4-Pontault-Combault). Viennent s’ajouter à ces fenêtres des lieux circonscrits accueillant tel ou tel projet de production, d’exploitation ou d’expérience, intéressant par leur caractère innovant et leur situation particulière en lien avec la ville produisant des paysages inédits.